Vous connaissez sans doute Wikipedia, l’encyclopédie libre. Son principe est de partager gratuitement (et sans publicité) les connaissances de tout un tas de contributeurs, créant ainsi une communauté qui diffuse son savoir à tous. Il existe un mouvement identique en ce qui concerne les données publiques (statistiques, géographiques, réglementaires…) : il s’agit de l’Opendata.

Quelques exemples

Le site Opendata de la Ville de Paris fournit des informations sur plusieurs thèmes : urbanisme, environnement, déplacements, services, etc. On y trouvera par exemple des données sur l’éclairage public, le cadastre… Si vous voulez connaître les jardins partagés près de chez vous, vous pouvez télécharger le fichier (au format Excel ou OpenOffice) avec l’adresse des jardins et les coordonnées de l’association gestionnaire.

D’autres villes ou agglomérations proposent ce service : à Rennes Métropole la démarche se veut collaborative, avec la possibilité de rentrer des données, et un recensement des applications utilisant ce service. Le site de la Communauté urbaine de Bordeaux propose les mêmes services, avec une visualisation cartographique des données géographiques.

Mais les villes ne sont pas les seules à proposer cela : le Département de Saône et Loire a son site Opendata, et les gouvernements s’y mettent aussi, par exemple les Etats-Unis et bientôt la France avec le site data.gouv.fr.

Le principe

Ce sont surtout des organismes publics qui prennent ce genre d’initiative. En effet, en théorie tout citoyen a le droit d’accéder aux documents administratifs, mais peu d’outils en permettaient une diffusion facile jusqu’à présent. Les technologies web et cartographiques rendent l’accès aux données publiques ludique et interactif : les applications pour smartphone en sont un exemple. Mais il y a aussi des initiatives purement citoyennes : la plus connue d’entre elles étant OpenStreetMap, sorte de Wikipédia de la production cartographique.

Et au niveau juridique ? Comment se garantir que les données ne seront pas revendues ? La plupart des sites Opendata diffuse les données sous une licence qui garantit la paternité (celui qui travaille avec les données doit citer ses sources) et qui demande de garder ouvert le travail que l’on fait avec ces données. Le plus simple, en fait, est d’opter pour des licences Creative Commons, très bien expliquées sur ce site en français.

A quoi ça sert ?

L’accès à des données libres (et gratuites) peut sembler intéressant au premier abord, mais très vite une question se pose : que faire de ces données ? Il y a plusieurs usages possibles :

  • télécharger les données et réaliser des analyses de territoire ;
  • utiliser des applications qui utilisent ces données : pour rechercher une station de vélos en libre service, calculer son itinéraire en transports en commun…

En fait, de nombreuses applications font appel à ces données libres. Voici un exemple avec les informations de la Ville de Montpellier.

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L’image ci-dessus, tirée d’une application réalisée avec Cartoclic, montre les fonctionnalités de ce service en ligne : on peut localiser les arbres de Montpellier, connaître leurs essences, et même intégrer les arbres que l’on a soi-même plantés dans son jardin.